Quand le corps dit stop : stress, émotions et poids sont-ils liés ?

Quand le corps dit stop : stress, émotions et poids sont-ils liés ?
Il arrive parfois qu’on ait l’impression de faire attention, de vouloir changer certaines habitudes, de vouloir s’alléger… et pourtant, le corps semble ne plus suivre.
On se sent fatigué, tendu, parfois à fleur de peau. On dort moins bien. On a davantage envie de sucre, de grignoter ou de manger alors qu’on n’a pas réellement faim.
Et souvent, une question revient :
Pourquoi est-ce si difficile alors que je sais ce que je devrais faire ?
La réponse n’est pas toujours dans l’assiette.
Le stress, les émotions, le sommeil, la fatigue et notre manière de vivre certaines situations peuvent aussi avoir une influence importante sur notre rapport à la nourriture et sur notre poids.
Quand le corps reste trop longtemps sous tension
Le stress est une réaction normale de l’organisme.
Lorsqu’on traverse une période difficile, le corps se met en mode adaptation. Il mobilise de l’énergie pour nous aider à faire face.
Le problème apparaît surtout lorsque cet état dure.
Pression professionnelle, charge mentale, problèmes familiaux, manque de sommeil, inquiétudes financières, événements douloureux…
Petit à petit, le corps peut fonctionner comme s’il devait rester constamment sur ses gardes.
On peut alors ressentir :
- une fatigue persistante ;
- des tensions dans le corps ;
- un sommeil plus fragile ;
- une irritabilité plus importante ;
- des envies alimentaires plus fréquentes ;
- des difficultés à ressentir la satiété ;
- ou simplement l’impression de ne jamais vraiment réussir à se poser.
Ce n’est pas forcément spectaculaire.
Parfois, le corps continue simplement à avancer… jusqu’au moment où il commence à envoyer des signaux.
Les émotions peuvent-elles réellement influencer notre façon de manger ?
Oui.
Nous ne mangeons pas uniquement parce que notre corps a besoin d’énergie.
Nous pouvons aussi manger pour nous calmer, nous réconforter, nous distraire, faire une pause ou remplir un moment de vide.
Après une journée difficile, le cerveau peut par exemple avoir appris qu’un aliment sucré apporte rapidement une sensation agréable.
Cela ne veut pas dire que la personne manque de volonté.
Cela signifie simplement qu’un automatisme s’est installé.
Une émotion apparaît.
Le cerveau cherche rapidement quelque chose qui apaise.
Et la nourriture peut devenir cette réponse.
Avec le temps, cet enchaînement peut devenir presque automatique.
Stress.
Envie de manger.
Soulagement.
Puis parfois culpabilité.
Et de nouveau stress.
Quand on mange sans avoir vraiment faim
Beaucoup de personnes me disent :
« Je sais que je n’ai pas faim… mais j’ai quand même envie de manger. »
Cette phrase est importante.
Parce qu’elle montre justement que toutes les envies de manger ne viennent pas de l’estomac.
Il existe une différence entre la faim physique et l’envie émotionnelle.
La faim physique apparaît généralement progressivement. Elle peut être satisfaite par différents aliments.
L’envie émotionnelle, elle, peut arriver brutalement.
Et souvent, elle réclame quelque chose de très précis : du chocolat, du sucre, du pain, des biscuits…
Ce n’est donc pas seulement une question de nourriture.
Il peut être intéressant de se demander :
De quoi ai-je réellement besoin à ce moment-là ?
Du repos ?
Du calme ?
Du réconfort ?
De souffler quelques minutes ?
D’exprimer quelque chose que je garde depuis longtemps ?
Stress, fatigue et sommeil : un cercle qui peut s’installer
Lorsque nous sommes fatigués, nos capacités à réguler nos comportements diminuent également.
Après une mauvaise nuit, il peut être beaucoup plus difficile de résister à certaines envies.
Nous avons souvent davantage envie d’aliments très énergétiques ou sucrés.
Et lorsque le stress perturbe le sommeil pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, cela peut contribuer à entretenir le problème.
Stress.
Sommeil moins réparateur.
Fatigue.
Envies alimentaires.
Culpabilité.
Nouveau stress.
C’est parfois ce cercle qu’il faut commencer à interrompre.
Pas forcément avec encore plus de contrôle.
Mais parfois, au contraire, avec davantage d’écoute.
Ce n’est pas simplement une question de volonté
C’est probablement l’un des messages les plus importants.
Lorsqu’une personne lutte depuis des années avec son poids ou son alimentation, elle a souvent énormément de volonté.
Elle a essayé beaucoup de choses.
Des régimes.
Des programmes alimentaires.
Des interdictions.
Des reprises en main.
Et pourtant, les mêmes comportements finissent parfois par revenir.
Pourquoi ?
Parce qu’on essaie souvent de modifier le comportement sans regarder ce qui l’alimente.
Imaginez une alarme qui sonne.
On peut essayer de couper le son.
Mais si la cause de l’alarme est toujours présente, elle finira probablement par sonner de nouveau.
Pour certains comportements alimentaires, c’est un peu la même chose.
Il peut être nécessaire de travailler aussi sur ce qui se passe derrière.
Et si le corps n’était pas votre ennemi ?
Lorsqu’on souhaite mincir, on peut facilement entrer dans un rapport de combat avec son corps.
On lui reproche de stocker.
De ne pas aller assez vite.
De ne pas répondre comme on voudrait.
Mais le corps ne cherche pas forcément à nous saboter.
Il essaie avant tout de maintenir un équilibre et de nous protéger.
Cela ne veut pas dire qu’il faut tout accepter sans rien changer.
Cela veut simplement dire qu’il peut être plus utile de travailler avec son corps plutôt que contre lui.
Observer.
Comprendre.
Identifier les moments où l’on mange sans faim.
Repérer les émotions qui précèdent certaines envies.
Apprendre progressivement d’autres façons de retrouver du calme.
C’est souvent là que quelque chose commence à changer.
Quelle place peut avoir l’hypnose ?
L’hypnose ne fait pas disparaître les kilos par magie.
Elle ne remplace pas non plus un suivi médical ou nutritionnel lorsque celui-ci est nécessaire.
En revanche, elle peut être utilisée comme un outil d’accompagnement pour travailler sur certains automatismes.
Par exemple :
- les envies de grignoter ;
- le rapport au sucre ;
- certaines habitudes alimentaires ;
- le stress ;
- les émotions ;
- la difficulté à ressentir ou respecter la satiété ;
- ou encore certains schémas qui semblent revenir malgré les bonnes intentions.
L’objectif n’est pas de contrôler davantage.
Il s’agit plutôt d’aider la personne à retrouver progressivement de nouveaux réflexes et une relation plus apaisée avec elle-même.
Écouter les signaux avant que le corps ne crie
Notre corps nous parle souvent bien avant que nous décidions de l’écouter.
Fatigue.
Tensions.
Sommeil perturbé.
Envies de sucre.
Grignotage.
Irritabilité.
Besoin permanent de faire quelque chose.
Ces signaux ne signifient pas forcément qu’il existe un problème grave.
Mais ils peuvent être une invitation à ralentir et à regarder ce qui se passe réellement.
Parce que parfois, avant de demander à son corps de changer, il peut être utile de lui offrir quelque chose de très simple :
un peu plus de sécurité, de calme et d’écoute.
Et c’est peut-être à partir de là que l’équilibre peut commencer à revenir.
Naya Hypnose
Accompagnement autour du poids, des émotions, du stress et des habitudes.
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